Press release

Did the sponsorship scandal's Serge Gosselin work for Louise Harel?

Wednesday February 17, 2010

Did the sponsorship scandal's Serge Gosselin work for Louise Harel?

Summary (full text in French below)

After skimming through Vision Montréal's electoral expense report for 2009, Projet Montréal raises doubt over certain relationships entertained by Mrs. Louise Harel's party. Among other doubtful details, it appears a Mr. Serge Gosselin charged professional fees to Vision Montreal's campaign: Projet Montréal asks whether this is the same Serge Gosselin who was ousted from the Liberal Party of Canada after his implication in the federal sponsorship scandal.

 

« Le » Serge Gosselin du scandale des commandites a-t-il travaillé pour Louise Harel?


Montréal, le 17 février 2010 – Le rapport de dépenses électorales que Vision Montréal a soumis au Directeur général des élections contient deux factures totalisant 5 302,87 $, émises par un certain Serge Gosselin. Plusieurs indices laissent croire qu’il pourrait s’agir de l’ami de Benoît Corbeil qui avait été impliqué dans le scandale des commandites en 2005. C’est ce qu’a révélé aujourd’hui M. Alex Norris, conseiller du Mile End et responsable de la bonne gouvernance pour Projet Montréal, après avoir examiné le rapport de dépenses du parti de Louise Harel.

Rappelons qu’en 2005, le président de Groupaction Jean Brault avait affirmé devant le juge Gomery avoir embauché Serge Gosselin et lui avoir versé plus de 80 000 $ en honoraires alors que M. Gosselin n'aurait rempli aucune fonction au sein de son entreprise – allégation toutefois niée par M. Gosselin. Ce même Serge Gosselin avait publié l’année suivante une biographie d’Alfonso Gagliano, aux éditions Les amis d’Alfonso, en affirmant toujours avoir agi à titre gracieux.

Impliqué depuis longtemps avec Vision Montréal, ce Serge Gosselin a aussi été chef de cabinet de l’ex-maire de Montréal, Pierre Bourque, de 1999 à 2001. Au moment du scandale des commandites, il était employé de la Fondation de l'UQAM et chargé de cours au département de Science politique du même établissement. Or, les factures émises 1er et le 5 octobre 2009 par une personne du même nom demandaient de libeller le chèque à « Serge Gosselin, Université du Québec à Montréal, Montréal, Québec, H3C 3P8 », et les relevés de paiements électroniques indiquent que cette consigne a été suivie. Interrogée à ce propos, la directrice de cabinet du recteur de l’UQAM, Mme Francine Boudreault, a rappelé que le Serge Gosselin en question est en litige avec l'UQAM et n'a plus de lien d'emploi avec l'Université depuis 2005. Il n’y a selon elle aucun autre Serge Gosselin faisant partie du personnel de l'Université et elle ne s'explique pas que le nom de l'UQAM soit mentionné sur ces factures ou bordereaux de paiement.

Fait à noter, les dépenses de Vision ont été classées selon qu’elles avaient été faites avec ou sans Benoit Labonté : le relevé de paiement à Serge Gosselin a été annoté d’un « à entrer 100 % avec Benoit », ce qui laisse croire que les services de M. Gosselin n’ont pas été retenus après la démission du numéro 2 de Louise Harel. Serge Gosselin n’en semble pas moins avoir travaillé tout près de la campagne de Mme Harel, comme l’indique l’une de ses factures précisant que les services de « conseils stratégiques et analyse de pointage » ont été rendus « pour l’arrondissement Hochelaga-Maisonneuve ».

« Le Serge Gosselin du scandale des commandites a été exclu à vie du Parti Libéral du Canada, a souligné M. Norris. Si Louise Harel a permis que cet individu travaille pour Vision Montréal et même pour son arrondissement, elle devra expliquer cette nouvelle association pour le moins douteuse. »

 

Irrégularités dans Ville-Marie pour Vision Montréal?


Le rapport soumis au DGEQ révèle aussi que dans Ville-Marie, la candidate de Vision Montréal Denise Dussault a engagé des frais de plus de 15 000 $, alors que ses dépenses électorales permises étaient d’environ 10 000 $. « Nous nous interrogeons sur ce dépassement, qui a toutes les apparences d’être un manquement à la loi électorale », a indiqué Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic. Benoît Labonté a, quant à lui, dépensé 8 711 $ sur une possibilité de 9 331 $.

Autre fait troublant, le prix de location du local électoral de Vision Montréal dans le district Peter-McGill est étonnamment bas pour un local situé rue Ste-Catherine au centre-ville. Appartenant au groupe Placements Sergakis inc., l’espace commercial de 8800 pieds carrés a été loué pendant 41 jours pour la modique somme de 965 $ alors que la location d’un tel local coûterait normalement 5 000 $ par mois. Notons que M. Peter Sergakis a contribué à la caisse électorale 2009 des trois principaux partis montréalais.

Quelques faits intéressants sur les dépenses de Vision


Selon l’en-tête apparaissant sur la télécopie, le contrat de location d’un local électoral que Vision Montréal a loué de la société à numéro 9110-9686 Québec Inc. dans Rivière-des-Prairies – Pointe-aux-Trembles aurait été transmis au moyen du télécopieur de la députée bloquiste de La Pointe de l’île, Francine Lalonde.

De plus, les contribuables montréalais auront à rembourser 50 % d’une contravention de stationnement émise par la Ville. « Il ne s'agit pas d’une dépense illégale mais il me semble que le parti de Louise Harel aurait pu s’abstenir de refiler aux Montréalais la moitié du coût d’une contravention », s’est indignée Mme Thuillier.

Les Montréalais paieront 700 000 $ pour avoir vu le visage de Louise Harel en gros plan


M. Norris a saisi l’occasion pour dénoncer à nouveau l’extravagance des dépenses engagées par les vieux partis à l’occasion de la dernière campagne électorale. Comme l’équipe Harel/Labonté a dépensé 1,4 million $ et comme la Ville rembourse 50 % des dépenses des candidats qui ont obtenu au moins 15 % des voix, « les Montréalais paieront environ 700 000 $ le privilège d’avoir vu le visage de Louise Harel se promener en gros plan dans la ville entre le 18 septembre et le 1er novembre dernier », a ironisé le conseiller du Mile End.

« Le modèle de la surenchère des dépenses électorales a fait ses preuves, a conclu M. Norris. Tout le monde sait à présent qu’il mine la démocratie en encourageant les pratiques électorales malsaines et le cynisme de la population. Si les vieux partis n'ont pas le courage de s'autodiscipliner, il faudra que la loi les y oblige. » C'est le point de vue que Projet Montréal défendra à Québec prochainement, à l’occasion des auditions publiques organisées dans le cadre de la consultation générale sur le projet de loi 78.

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Projet Montréal's return of election expenses, 2009 campaign — Legal document
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